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Le racisme naturel (2/3)

par Jiby (07-02-2013)

Quelques différences physiques, pourtant négligeables d’un point de vue génétique ont amené nos ancêtres à parler de races chez l’Homme, comme c’est le cas pour les chiens.

L’Homme a vécu longtemps dans des conditions précaires (préhistoire) qui l’ont amené à développer certaines caractéristiques qu’il porte encore aujourd’hui alors même qu’elles ne sont plus judicieuses dans nos sociétés actuelles. Par exemple, les femmes privilégient encore souvent la musculature dans le choix d’un partenaire alors qu’il n’y a plus guère d’intérêt à être musclé aujourd’hui.

De la même façon l’Homme a développé des stratégies pour se protéger des dangers. A la préhistoire, les dangers pouvaient être les humains des autres tribus, puisqu’ils représentaient des bouches à nourrir dans un contexte où la nourriture se faisait rare. Il était donc parfois vital d’être intolérant avec les étrangers.

Aujourd’hui, alors même que les étrangers ne représentent pas forcément un danger, les caractéristiques d’intolérance des humains restent marquées car elles sont en partie inscrites dans leurs gènes. Cela peut expliquer (et non excuser) la xénophobie et le racisme. Le racisme induit que certaines « races » seraient supérieures à d’autres. Bien évidemment les racistes, quelque soit leur « race », pensent que c’est la « race » à laquelle ils appartiennent qui est supérieure à toutes les autres et doit donc être prioritaire.

Imaginez à la préhistoire, que des hommes considèrent que les hommes de la tribu concurrente soient aussi importants ou plus importants que les hommes de leur propre tribu. La pénurie de nourriture et la concurrence pour le territoire auraient fait que ces hommes tolérants seraient morts (de faim notamment) au profit des intolérants (égoïstes) qui, eux, auraient survécu. Les intolérants ont donc été plus nombreux à survivre que les tolérants. Ils ont donc transmis leurs caractéristiques d’intolérants à leurs enfants et ceci, de génération en génération. Rien d’étonnant à ce que leurs lointains descendants soient intolérants et égoïstes alors même que la société a changé.

Il semble donc que les humains actuels ont hérité globalement dans leurs gènes de caractéristiques racistes ou plus généralement, de l’intolérance envers les étrangers. On constate de manière toute simple qu’un enfant apprécie plus facilement une personne qu’il voit souvent qu’une personne qu’il voit rarement et lui fera naturellement plus confiance. Les humains doivent donc lutter activement contre cette tendance innée pour devenir tolérants et ouverts. C’est là que leur environnement (notamment éducatif) doit intervenir pour les y aider en condamnant systématiquement tous propos qui ont tendance à exprimer une supériorité des siens par rapport aux autres (nationalisme plus ou moins prononcé, jugement de valeur vis-à-vis des autres civilisations ou religions, etc.), ce qui est plutôt l’apanage des idéologies conservatrices (qui vont de paire avec le libéralisme, qui renforce les individualismes et donc les égoïsmes).

Pour comprendre précisément l’origine du racisme afin de mieux l’éloigner, il est nécessaire de comprendre la loi des gènes. Richard Dawkins parle de « gène égoïste ». Un gène peut être défini comme une information située sur un chromosome (dans les cellules de n’importe quel être vivant) qui détermine un caractère donné de l’être vivant qui le porte.

Un gène A qui favorise sa propre existence a naturellement plus de chances d’exister qu’un gène B. Par exemple, un gène A qui donne à son porteur des tendances à se reproduire facilement (éjaculation précoce, envie fréquente de relations sexuelles, infidélité masculine*, etc.) aura tendance à se répandre au cours du temps par rapport à un gène B qui donne à son porteur des tendances à ne pas se reproduire facilement (pudeur excessive, organes génitaux malformés, période de fertilité de courte durée, etc.). En effet, le gène A entrainera donc plus de descendants (portant également le gène A) que le gène B (peu de descendance avec le gène B). Au cours des générations successives, les porteurs de gène A seront de plus en plus nombreux alors que les porteurs de gène B disparaitront. Selon ce mécanisme, les gènes « égoïstes », c'est-à-dire ceux qui favorisent leur propre propagation, seront plus nombreux que les autres gènes. C’est la raison pour laquelle, on peut dire ce qui ressemble à une lapalissade : un gène A qui favorise sa propre existence a naturellement plus de chances d’exister qu’un gène B.

Ainsi, malheureusement, un gène « égoïste » a plus de chance d’exister qu’un gène altruiste. Une mère qui a un comportement maternel protège son enfant, c'est-à-dire une personne qui a de fortes chances d’avoir les mêmes gènes qu’elle. Les gènes qui favorisent le comportement maternel de la mère peuvent donc être considérés comme égoïstes, dans la mesure où ils favorisent leur propre survie en favorisant les enfants des mères qui les porte (et donc des enfants qui porteront ces gènes aussi).

On aura donc naturellement tendance à favoriser les gens qui nous sont les plus proches, car plus les gens nous sont proches, plus ils ont de chance de porter les mêmes gènes que nous. C’est la raison pour laquelle, si on doit privilégier une personne par rapport à une autre, on aura tendance à privilégier un enfant ou un frère par rapport à un cousin, un cousin par rapport à un cousin plus éloigné, un compatriote plutôt qu’un étranger de pays limitrophe, un européen plutôt qu’un africain, un humain plutôt qu’un mammifère, un mammifère plutôt qu’un autre vertébré, un vertébré plutôt qu’un autre animal, etc. Ces mécanismes de préférence se font à notre insu sans même qu’on est conscience de leur origine en général.

Il est donc naturel qu’un être humain privilégie une personne de sa propre « race » par rapport à une personne d’une autre « race ». Ce qui ne signifie pas pour autant que le racisme soit moralement acceptable.

Toutefois, nous savons aujourd’hui que ce qui fait qu’un humain est ce qu’il est, est à la fois l’information génétique qui lui vient de ses parents et l’impact de l’environnement (au sens large : éducation, nourriture, psychologie, société, etc.) dans lequel il vit. Ces deux facteurs interviennent simultanément, de manière qu’il n’est pas toujours possible de déterminer lequel intervient plus que l’autre.

* Un mâle infidèle a plus de chance d’avoir des descendants qu’un mâle fidèle, dans la mesure où il transmettra ses gènes (dans ses spermatozoïdes) à un plus grand nombre de femelles. Les « gènes de l’infidélité » auront donc tendance à se propager plus facilement que les « gènes de la fidélité ».

 

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