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L'existence de races humaines (1/3)

par Jiby (06-02-2013)

L’humain n’est-il qu’un gros morceau de viande ? Sinon, qu’est ce qui caractérise l’Homme par rapport aux autres animaux ?

L’univers naturel peut se décomposer en deux mondes : le monde vivant (c'est-à-dire tous les éléments vivants) et le monde minéral (c'est-à-dire les éléments non-vivants) qui sont en relation étroite l’un avec l’autre. Alors que le monde minéral n’obéit qu’aux lois physiques, le monde vivant obéit à la fois aux lois physiques et aux lois biologiques (bio- signifie vie). Les lois biologiques impliquent la notion de naissance (Les 3 premières lettres nat- du mot nature l’évoquent, comme elles le font dans les mots nation et natalité), de mort, mais également de développement (croissance et évolution), de nutrition (alimentation et rejet de déchets) et de reproduction (pour permettre de résoudre le paradoxe suivant : continuer d’exister après sa disparition).

L’humain est un être vivant et il obéit aux mêmes règles que tous les autres. Il existe parce qu’il a des caractéristiques qui favorisent justement son existence. Il cherche à se multiplier (se reproduire), coloniser l’espace et le temps. Il cherche à s’implanter dans les milieux les plus vastes possibles. Cela se traduit chez l’Homme par une soif de découverte, une curiosité, qui le conduit jusqu’à étendre sa conquête à l’Univers.

On considère souvent que la conquête de l’Amérique par Christophe Colomb (colon ?) représente bien cette soif humaine de territoire. On oublie peut-être rapidement que les Amériques étaient déjà occupées par les humains… Des sociétés et des humains ont évolué (parallèlement ou dans des directions opposées ?) des deux côtés de l’Atlantique, bien avant Colomb. Les ancêtres de l’humain sont venus d’Afrique et ont ensuite migré sur tous les continents qui étaient plus ou moins reliés (Les vikings, par exemple, sont passés du Groenland à l’Amérique à sec).

Du temps s’est écoulé entre le moment où l’humain s’est étendu en Afrique puis en Europe, en Asie et enfin aux Amériques et en Océanie mais pas suffisamment pour que, de chaque côté des océans, se forment des espèces humaines différentes (dés lors que les individus sont interféconds, ils sont de la même espèce). Le temps a pourtant été suffisamment long pour constituer des sociétés différentes. Ce temps a-t-il été assez long pour créer des races différentes ?

Devant les horreurs provoquées par le racisme et la xénophobie du XXe siècle et des siècles précédents, l’occident a décidé d’interdire la notion de « race » chez l’humain en la rendant taboue. Malheureusement, comme tout tabou, l’idée interdite, si elle ne doit pas être prononcée, n’a jamais cessé d’exister. Pire, toute personne invoquant l’idée interdite est accusée d’anathème sans qu’il soit possible d’argumenter en sa faveur ou en sa défaveur. L’idée interdite a donc continué de prendre de l’ampleur, mais toujours de manière cachée, puisque taboue.

La science a tenté d’affirmer que la notion de « race » n’avait pas de sens chez l’être humain puisqu’il y aurait parfois plus de différences génétiques dans une population de blancs qu’entre un blanc et un noir.

Il n’existe pas en réalité de définition claire de « race ». Le dictionnaire nous dit qu’une race est une subdivision de l’espèce, constituée d’individus ayant des caractères héréditaires communs. La définition est tellement floue qu’on pourrait considérer qu’une fratrie correspond à une race différente de la fratrie de la maison voisine ! Et en même temps considérer que tous les êtres humains sont de la même race et que tous les chiens (golden, labrador ou caniches) sont de la même race !

Il n’est donc pas objectivement possible de dire si le terme de race peut s’appliquer aux humains ou non. Tout dépend de la façon de préciser la définition. Cependant, pour ne pas être accusé de racisme, la plupart des auteurs scientifiques ont joué de rhétorique pour indiquer que ce terme ne se prêtait pas aux humains.

Les découvertes récentes liées à l’avancement très rapides des recherches en génétique auraient permis de mettre en évidence des « haplogroupes ».

Ainsi, l’étude de l’ADN permettrait de distinguer 9 principaux haplogroupes : africains, australiens, insulaires du Pacifique, asiatique du sud-est, amérindiens, asiatiques du nord-est de l’arctique, asiatique du nord-est, caucasien européen et caucasien non-européen. Ils correspondent aux différents groupes qui se sont formés lorsque les humains ont conquis la planète en partant d’Afrique de l’est. Depuis que les moyens de transports (bateaux, avion, etc.) se sont développés (vers 1500 ap. J-C), un brassage des populations et de leurs gènes se fait (métissage) et les haplogroupes disparaissent peu à peu.

DOCUMENT VISUEL

Les migrations humaines depuis la préhistoire selon l'ADN mitochondrial.

 

DOCUMENT VISUEL

Carte de la répartition supposée des principaux haplogroupes avant 1500. (par J.D. McDonald)

 

Ce que certains appellent des haplogroupes pourrait très bien être appelé « races ». Ce terme est évité chez l’humain en raison du brassage important dans les populations et en raison du peu de temps qui s’est écoulé depuis la séparation des groupes d’humains migrateurs, qui font qu’il n’existe pas de race « pure » comme c’est le cas chez le chien ou la vache. Il est probablement évité aussi par crainte des idéologies dangereuses qu’il rappelle. Pourtant, affirmer que les races humaines existent n’est pas la même chose que d’affirmer que certaines races sont supérieures à d’autres.

 

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