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Le conte de Deis Creatio ou l’existence irrefutable de Dieu (3/3)

par Jiby (13-08-2011)

Voici un petit conte qui dessine une définition de Dieu qui rend son existence irréfutable et réconcilie en même temps le religieux et la Science.

De là haut, on peut voir la Terre à travers les nuages. Sous un autre angle, on n’en a plus la même image. C’est de là-haut que je vous envoie ces quelques mots.

Mon cerveau me dicte et ma main écrit…

Non…Ce n’est pas un cerveau qui dicte, ni une main qui écrit, c’est un cœur qui pense et un clavier qui transcrit.

Je vais vous conter ce que les nuages m’ont dit : c’est une histoire que j’ai intitulée la légende de Déis Créatio. Quel drôle de nom me direz-vous… et bien oui ! Mais si vous aviez vu cette Déis Créatio, vous comprendriez que son nom n’a rien d’étrange au regard de ce qu’elle fut. Si vous aviez eu un jour à la rencontrer, nul ne sait comment vous auriez réagi : peut-être de la méfiance, peut-être de la curiosité, peut-être ne l’auriez-vous-même pas vu !

Comment vous définir ce que fut Déis Créatio. Ce n’était pas vraiment humain, ce n’était pas un animal, ni un objet… Je ne peux vous la définir, aurait-il fallu que je sache moi-même ce dont il s’agissait.

Son histoire pourrait commencer ainsi : elle était là, on ne sait où, perdue au beau milieu de rien du tout. Et pourtant, son futur qui s’écrit depuis la nuit des temps, ne peut se résumer à ce rien, puisque c’est Tout.

Quand commence mon récit, je ne sais pas quel âge elle a, Déis Créatio. Peut-être ne peut-on même pas, parler d’âge…Mais pour essayer de vous faire comprendre ce qu’elle est : lisez et comprenez ce qu’il vous plait…

Déis Créatio est, disons, une « chose » qui fut, à sa naissance, aussi petite que l’infiniment petit. Elle eut rapidement une grande ambition : conquérir l’ « Univers » : Exister par tout. Elle donna naissance, on ne sait comment, à des « fils » qui avaient à la fois des caractéristiques de leur mère et quelques caractéristiques propres qu’ils avaient inventées eux-mêmes, sans le savoir. Déis Créatio avait commencé là, quelque chose qui ne s’arrêterait jamais. Ces « fils » procréèrent à leur tour et de la même façon, les enfants avaient les caractéristiques de leurs parents et quelques nouvelles caractéristiques inventées… Quelques générations passèrent et il fallut un jour que cette bonne vieille Déis Créatio meure, heureuse d’avoir commencé sa conquête... Elle laissa apparemment inutile la matière dont elle était constituée.

Nourris de la même ambition que leur aïeul : les générations qui se suivent, continuent de procréer. Mais comment auraient-elles pu savoir que la matière qu’elles ingéraient, et qui servait maintenant à produire les descendants, provenait tout droit de la matière qui constituait jadis la Mère ?... Car c’était comme ça que même morte, la Mère continuait à vivre…

Des milliers, des milliards,… un grand nombre d’années passe. Avec toujours ce même principe créateur, cette même ambition : les descendants de Déis Créatio continuent à remplir l’Univers : cet Univers qui grandit, grandit… Mais ses fils qui se multiplient, se multiplient…très rapidement, trop rapidement. Et bientôt, les problèmes commencent : il n’y a pas de place pour tous, et la multiplication des fils continue, sans même ralentir. C’est alors que naît -inexorablement ?- ce que l’Homme appellerait la « concurrence » : les fils, ces choses, vont là où ils se sentent le mieux et s’ils ne trouvent pas, tant pis pour eux : ils meurent et donnent à leur tour de la matière : de la matière pour procréer…Et la chaîne continue… De nouvelles caractéristiques apparaissent à chaque naissance : elles s’adaptent quelque-part ou disparaissent sans que les fils qui les détenaient n’aient eu le temps de les transmettre par procréation. Heureusement, quand les fils réussissent à s’adapter : ils se reproduisent et transmettent ainsi leurs caractéristiques : celles-là même qui leur ont permis de s’adapter et d’exister plus que les autres. Et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles : Les fils ont les qualités d’adaptation et la soif d’existence de leurs parents et de nouvelles caractéristiques… Et c’est reparti pour ce cycle qui tourbillonne comme une spirale ou une vis sans fin. Ceux qui s’adaptent se reproduisent avant de mourir, les autres meurent avant de pouvoir se reproduire…

Des milliers, des milliards,… un grand nombre d’années passe à nouveau : et de plus en plus, les fils doivent non seulement s’adapter à l’Univers mais doivent également s’adapter aux autres…Ils font tous partie de la même famille et sont pourtant tous différents, entre eux et par rapport à leur mère ancestrale, Déis Créatio. Cette mère ancestrale qu’ils trouveraient bien étrange : peut-être en auraient-ils de la méfiance, peut-être de la curiosité, peut-être ne la verraient-ils même pas !

Cette histoire qui se base sur le principe fondamental des sciences de la Vie est finie, bien qu’évidemment, elle continue jusqu’à la fin des temps, s’il y en a une ! Comme vous l’avez sans doute compris, ces fils sont aujourd’hui encore tout ce qui compose l’Univers. Ils sont bien loin de cette « chose » singulière qui fut leur ancêtre à tous et qui constitue la matière de leurs corps…La Poussière, le Feu, l’Eau, la Terre, la Maison, la Fourmi, l’Eléphant et l’Homme sont tous de cette même grande famille : ils sont à la fois les fils et les morceaux de Déis Créatio : la pulsion d’existence, l’ambition d’être. Ce qu’on peut plus communément appeler Dieu. Ils ne cessent de jouer un jeu, celui du hasard qui a donné à l’Univers son étonnante diversité, celle-là même que Déis Créatio imaginait et ne cesse encore d’imaginer.

Elle a imaginé le caillou et son cousin l’Homme qu’apparemment tout semble séparer. A chaque instant, l’Homme le sait, « le caillou a le droit d’être » : Pourquoi pense t-il parfois qu’un autre Homme doit disparaître ?

N’oublions jamais que nous sommes tous un morceau de la même chose, de la même ambition originelle. N’oublions jamais qu’il y a au fond de nous, comme au fond de Tout, la flamme de Déis Créatio.

Ce conte nous montre que dés lors qu’on considère que Dieu est « Tout ce qui existe» (ou existera), et il semble que les religions à l’origine l’ait défini comme tel, l’existence de Dieu est scientifiquement prouvée et Dieu ne peut, par définition même, qu’exister. Les personnes qui ne croient pas en Dieu n’ont pas compris ce qu’il est ou en ont une autre définition, bien souvent trop anthropomorphique.

Cette définition de Dieu nous invite à cesser de voir les autres êtres comme des ennemis et donne un sens nouveau aux expressions des textes telles que : « Dieu est amour » (l’amour est à la base de la reproduction et donc de la pulsion d’existence), « Dieu est omniprésent », « Dieu, le créateur », « Dieu a dit : tu ne tueras point », etc.

D’autre part, cette définition ne se contente pas d’accorder la Science et la religion mais elle permet de mettre en évidence le fond commun à toutes les religions et aux cultes et rites d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

 

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2.7/5

 

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