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Les choses sont toujours telles qu'on le croit

par Jiby (23-09-2006)

On est (ou on devient) ce qu’on croit être. Les choses sont telles qu’on le croit.

Prenons des exemples pour illustrer cette idée.

Si un enfant est mordu sévèrement par un chien, il aura de sérieuses chances de devenir un adulte qui a une peur de tous les chiens. Chaque fois qu’il en croisera un, il pourra de façon plus ou moins consciente, revivre intérieurement le traumatisme de la morsure, ce qui lui fera associer chien et danger. Le chien ressentira cette peur (odeur, mouvements, fuite, etc.) et en retour aura un comportement plus agressif. Finalement : le fait que la personne pense le chien dangereux, le rend réellement plus dangereux pour cette personne.

Le 2e exemple sera encore pris dans l’enfance car l’essentiel de nos comportements et de nos visions des choses se construisent durant cette période :

Si un enfant s’entend répéter qu’il est bête, il va finir par le devenir. Il intériorise la vision des autres. Il considère que c’est une chose qui ne peut plus évoluer.

Face à un travail d’ordre intellectuel, il rencontrera comme n’importe qui des difficultés, mais considérera rapidement celles-ci comme infranchissables parce qu’il croira être bête.

L’enfant qui, au contraire, s’entendra dire qu’il est intelligent, aura assez de confiance en lui pour insister sur la difficulté et finira par la surmonter, et ceci d’autant plus qu’il sera soucieux de ne pas décevoir son entourage. C’est à force d’efforts qu’il finira par devenir plus intelligent, alors que l’autre enfant, qui était au même point de départ que lui, ne progressera pas.

L’enfant que l’on considère comme stupide deviendra stupide alors que celui qui sera considéré comme intelligent deviendra intelligent.

On rencontre parfois des gens qui, ayant eu des résultats scolaires faibles, considèrent que « certains ont des facilités pour apprendre, que d’autres n’ont pas ». Ils n’ont pas compris que le cerveau ne « s’use que lorsqu’on ne s’en sert pas ». Ils n’ont jamais découvert que c’est en exerçant le cerveau à apprendre qu’on finit par être capable d’apprendre. Le plus ennuyeux est que ces personnes devenues adultes ont, à leur tour, des enfants et font la même erreur avec leurs enfants : « mon enfant a du mal à apprendre, c’est pas de sa faute si il a de mauvais résultats ». Fréquemment, ces parents ont la maladresse de formuler ces choses devant leurs enfants.

Ils ne comprennent pas que leur enfant n’a pas forcément plus de difficultés que les autres au départ, mais que les difficultés se maintiennent parce que leur enfant pense avoir plus de difficultés que les autres.

L’enfant qui croit avoir plus de difficultés que les autres, finit par en avoir effectivement plus que les autres.

Lorsqu’on se convainc de quelque chose, notre comportement est tel qu’il va vers une confirmation de cette conviction, et le cercle vicieux se mettant à tourner, on s’enfonce de plus en plus dans cette réalité en étant convaincu qu’elle est LA réalité et en oubliant qu’elle n’est que NOTRE réalité.

Cette théorie peut donc expliquer de nombreuses choses :

- La « méthode Coué » : On se répète sans arrêt pour se convaincre que l’on est fort et on finit par le devenir. On essaie de se convaincre qu’on est intelligent et on finit par le devenir. On essaie de se convaincre que l’air est bon, et on finit par le trouver bon.…

- La mauvaise foi en politique : On essaie de se convaincre que la droite vaut mieux que la gauche (ou l’inverse) et on finit par le penser réellement. Ou on se persuade que les politiques sont tous pourris et on finit par ne plus voir que les choses qui vont dans ce sens.

- Les gens qui réussissent sont des gens pleins de convictions : Il suffirait de se convaincre qu’on va devenir milliardaire pour le devenir ! Si certains ne sont pas en accord avec cette phrase, peut-être confondent-ils se convaincre et vouloir : il ne suffit pas de vouloir le devenir pour le devenir, il faut en être convaincu : peu le deviennent car peu arrivent à s’en convaincre (les raisons sont multiples : ils savent qu’il y’en a peu et sont persuadé qu’ils ne peuvent pas en faire parti, ils ont peur d’être déçu si ils n’y arrivent pas et préfèrent donc ne pas y croire, etc.)

- La bonne humeur au travail: On essaie de se convaincre que le travail qu’on fait est un bon travail et il finit par le devenir. On essaie de se convaincre que le patron est sympa et on finit par le trouver sympa…

Certains diront que les choses ne sont pas si simples : ils ont beau se dire que le patron est sympa, ils continuent d’être antipathique…

En réalité, c’est que ces personnes n’ont pas réussi à se convaincre réellement que le patron est sympa car sinon il le deviendrait automatiquement pour eux.

- La maltraitance « héréditaire » des enfants : un enfant qui a vécu de la maltraitance (physique, morale, pédophilie, etc.) l’a intériorisé et a grandit avec l’idée que c’est la normalité. Une fois devenu adulte, il risque, plus qu’un autre, de reproduire la même chose parce qu’il ressent ça comme normal (sans forcément s’en rendre compte).

- L’optimisme et la chance : Quelqu’un qui croit en un avenir positif a plus de chance de le voir venir que celui qui n’y croit pas.

- L’existence de Dieu : Les gens qui croient en Dieu ont raison d’y croire car Dieu existe, pour eux. Mais les gens qui n’y croient pas, ont raison de ne pas y croire car il n’existe pas, pour eux.

- La lévitation et autres phénomènes surnaturels : Le fait de léviter par la pensée est possible, il suffit de le croire vraiment pour y arriver. Peu de gens pensent être capables de le faire et donc peu de gens sont capables de le faire.

- La sexualité : on n’est en réalité ni hétérosexuel, ni homosexuel au départ. On ne devient hétéro que parce qu’on croit qu’on l’est et on ne devient homo que parce qu’on croit qu’on l’est.

Ce qui peut faire croire que l’on est l’un ou l’autre vient de notre vécu :

Par exemple :

- si on a beaucoup joué à la poupée en étant un garçon, et qu’on vit avec des gens qui croient que les poupées sont faites pour les filles, on ne va pas se sentir vrai garçon et on risque de devenir homo. (cet exemple paraîtra caricatural et simpliste a beaucoup mais demandez à une personne qui se croit homo, et vous verrez qu’elle a vécu des choses de ce genre toutes aussi simplistes et caricaturales).

- si on a beaucoup joué à la poupée en étant un garçon et qu’on vit avec des gens qui considèrent que les poupées sont des jeux de garçons comme de filles, on ne va pas avoir de problèmes d’identité masculine et il n’y aura pas de risque particulier de devenir homo à cause de cela.

L’exemple des poupées aurait pu être remplacé par celui du foot ou d’autres sports, par les quolibets entre enfants, par les vêtements, par la longueur des cheveux, par le prénom peu sexualisé, par le fait d’avoir une érection dans les vestiaires en étant ado, etc.

Un garçon qui se croit homo, va avoir tendance à regarder d’autres garçons en pensant y prendre du plaisir. Il va tellement être convaincu de ça qu’il va finir par y prendre réellement du plaisir et va devenir homo. Alors que s’il avait pris l’habitude de regarder des filles pour faire « comme les copains », il serait devenu réellement hétéro « comme les copains ».

Ceci pourrait expliquer qu’il y ait plus d’homo qu’avant : la société qui se veut tolérante fait disparaître les différences qui séparent l’éducation des garçons de celle des filles. On n’éduque plus autant un garçon avec des « trucs de garçons » et les filles avec des « trucs de filles »… on les laissent faire ce qu’ils veulent… un garçon par exemple, ne sera donc pas spécialement attiré par des « trucs de garçons » (qui ne sont des « trucs de garçons » que pour ceux qui le croient) plus que par des « trucs de filles » (si c’est le cas malgré tout, c’est probablement que les parents ont dirigé leur enfant, plus ou moins inconsciemment, vers les « trucs » correspondant à son sexe). Il va grandir avec ces goûts et ces habitudes jusqu’au jour où il sera face à des « intolérants » (gens, médias, société, etc.) qui lui feront comprendre qu’il fait parfois des « trucs de filles ». Le garçon va donc être perturbé dans son identité de garçon et risque de devenir homosexuel.

Le rôle des mauvaises habitudes et le rôle de leur contraire, les traumatismes est fondamental : ce sont des petites choses, parfois de simples détails, qui nous marquent à un moment donné et qui finissent par avoir une influence sur notre vision du monde et sur la réalité telle qu’on la voit, telle qu’on la ressent : notre réalité.

Souvent, l’image que les autres nous renvoient a son impact sur notre perception des choses. Les autres ont une certaine image de nous, que l’on ressent. On se dit que s’ils nous voient comme cela , c’est qu’on doit l’être un peu… et on finit par le devenir.

Plus on est convaincu depuis longtemps d’une situation, plus il est difficile de faire marche arrière car on a construit et renforcé notre vision des choses en multipliant les indices qui nous ont borné dans notre conviction (et en ne voyant absolument pas ceux qui l’auraient remis en cause).

C’est aussi pour ça qu’en devenant plus âgé, on devient de plus en plus borné. Et ceci est à mettre en parallèle avec les réseaux de neurones qui se connectent de moins en moins en vieillissant alors que ceux qui sont déjà présents ont tendance à se renforcer lorsqu’on s’en sert.

La réalité du voisin n’est pas la nôtre. Ma réalité n’est pas forcément la vôtre. Les choses sont (pour chacun) telles qu’il le croit. Bien entendu, cette théorie s’applique à elle même. Elle est donc vraie si vous y croyez et ne le sera pas si vous n’y croyez pas !

 

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2.9/5

 

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Les choses sont toujours telles qu'on le croit (23-09-2006 par Jiby)

 

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