Pseudo:

Mdp:

Inscription - Mdp oublié

M contre N

Rechercher un article

Afficher tous les articles

Millefaces Axid Flech Vue sur la vie M contre N Neopolis En pleine cible

Pour ou contre l'homoparentalite ?

par Jiby (17-11-2012)

POUR

Les arguments des ANTI-homoparentalité sont parfois dénués de fondement scientifique et, plus simplement, de logique.

Lorsque Serge Dassault (sénateur UMP) affirme qu’en autorisant l’homoparentalité, « Il n'y a plus de renouvellement de la population », il lie l’autorisation du mariage gay à la démographie d’un pays. Ce qui implique soit qu’on obligerait tous les gens à être homo (ce dont il n’a jamais été question dans le projet de loi) ou alors que les français sont naturellement homos et que si la loi l’autorisait, ils se mettraient tous en couples de même sexe. Faut-il comprendre que M. Dassault pratiquerait l’homosexualité si on l’avait « autorisé » ? N’aurait-il pas dû se taire plutôt que de révéler ses envies inconscientes ?

Les arguments contre l’homoparentalité traduisent parfois des idées contre-intuitives ou des idées reçues. L’homosexualité est vue comme un danger. Derrière, se cachent parfois des confusions et des amalgames entre homosexualité et pédophilie. Cela traduit une méconnaissance totale du milieu homosexuel (dans lequel il n’y a pas plus de pédophile que dans le milieu hétérosexuel) et des gens atteints de pédophilie (qui peuvent être attirés par des personnes de même sexe ou de sexe opposé). Excluons ces arguments extrémistes et peu réfléchis.

On ressent souvent chez les antis, une crainte que l’homosexualité soit « héréditaire » voire « contagieuse » comme si la présence d’homo autour de soi, nous rendait nous-mêmes homo. Les gens seraient-ils si peu sûrs de leur orientation sexuelle qu’ils craignent d’être perturbés dans ce contexte ? L’homosexualité n’est pas une maladie au sens médical du terme, elle n’est donc pas contagieuse.

Les études faites sur ce point indiquent qu’il n’y a pas plus d’homosexuels chez les gens élevés par les couples homosexuels que chez les autres. En revanche, il est vrai que la proportion de bisexuels parmi ces gens est plus élevée. Ces enfants ayant connu des parents homos auraient moins de réticences à « tester » des relations homosexuelles en plus de relations hétérosexuelles. Louis Georges Tin (Docteur és lettres) émet l’hypothèse, loin d’être absurde, que l’hétérosexualité est culturelle. Les humains, comme leurs proches cousins animaux, seraient naturellement bisexuels mais certaines sociétés (dont la notre), décourageraient l’homosexualité dès le plus jeune âge, de sorte qu’elle deviendrait si taboue chez une majorité de citoyens qu’ils refouleraient cette part d’eux-mêmes au détriment de leur bien-être.

Par ailleurs, on constate souvent chez les antis, une confusion entre l’identité sexuelle (savoir qu’on est un garçon ou une fille) et l’orientation sexuelle (être attiré par une personne de même sexe ou de sexe opposé). Autoriser le mariage homosexuel et l’homoparentalité n’est pas dénier les différences entre les sexes. Si l’homosexualité venait d’un problème dans la reconnaissance des sexes, les homosexuels n’auraient pas de raison d’être d’avantage attirés par un sexe que par l’autre.

Comme l’indique Boris Cyrulnik (neuropsychiatre et éthologue), « c’est la différence des rôles et non celle des sexes, qui permettent à l’enfant de se construire » et Marcel Rufo (pédopsychiatre) précise qu’un « père peut être plus maternant qu’une mère ».

Par ailleurs, Daniel Marcelli (pédopsychiatre) affirme que « Le fonctionnement psychique de l’être humain est d’une très grande plasticité ». Les enfants peuvent s’adapter à de nombreuses situations et sont bien moins choqués par des situations qui choquent les adultes. Si un enfant n’a pas de père et de mère comme référence du masculin ou du féminin, il prend naturellement ses références ailleurs (grands parents, oncles et tantes, enseignants, etc.) comme le font les enfants issus d’une famille monoparentale dont le père est inconnu ou décédé.

Interdit-on la naissance sous X ? Interdit-on l’adoption aux personnes célibataires ? Interdit-on aux couples hétérosexuels de divorcer ?

Ne vaut-il pas mieux pour un enfant qu’il reçoive l’amour d’un couple homoparental plutôt qu’il connaisse l’ASE ou vive avec un couple hétérosexuel nocif ?

La grande majorité des études effectuées sur les enfants élevés par des couples homosexuels indiquent qu’ils ne développent pas plus que les autres de problèmes psychiques, y compris à l’adolescence. En revanche, ces enfants auraient des niveaux d’intelligence et de sociabilité (ouverture d’esprit et respect des différences) plus élevés (Etude d’O.Vecho et B.Schneider). Dans le cas de l’adoption, comme dans le cas de la procréation médicalement assistée, le parcours est tellement difficile pour les futurs parents qu’il peut servir de test de motivation.

On peut craindre la stigmatisation des enfants élevés par des couples homosexuels, mais, comme le pense Christophe André (médecin psychiatre et psychothérapeute) « plus cette situation, aujourd’hui dérangeante car inédite dans l’histoire de nos sociétés humaines, se banalisera, plus elle perdra son pouvoir déstabilisant ». Autoriser l’homoparentalité permettrait donc à la société de faire preuve d’une plus grande « ouverture d’esprit », c'est-à-dire d’un plus grand respect des différences. C’est en cela qu’elle représente un progrès.

 

CONTRE

Excluons l’argument de la décadence en référence à l’épisode de Sodome et Gomorrhe qui associe l’homosexualité au pêché auquel tout Homme serait tenté de succomber. Excluons tout autre argument religieux qui n’est que question de foi et n’en est pas moins respectable, il reste malgré cela d’autres raisons d’être opposé à l’homoparentalité.

Les partisans de l’homoparentalité utilisent parfois des arguments frôlant le terrorisme intellectuel en considérant que ceux qui sont contre sont des homophobes alors même qu’il existe des détracteurs de l’homoparentalité chez les homosexuels.

Dans le cadre d’une procréation naturelle, l’homosexualité n’est pas « normale ». Dès lors qu’on se rappelle que la sexualité est avant tout une fonction biologique liée à la procréation, la pratique de l’homosexualité, parce qu’elle est stérile, n’a pas de raison naturelle d’exister. Certes, elle ne pose pas de problème et ne nuit en rien à la société si ce n’est qu’elle dérange les étroits d’esprits et intolérants des différences. Toutefois, c’est aller contre la nature que d’autoriser une chose qu’elle ne permet pas : la procréation chez les homosexuels. La position est la même que sur les OGM, il est toujours dangereux de modifier la nature car on peut instaurer des déséquilibres dont on ne mesure pas toujours les conséquences.

La relation d’un enfant avec sa mère est fondamentale, surtout dans les premiers mois de la vie. L’adoption trop jeune ou la procréation médicalement assistée (qui pourra un jour concerner des hommes en raison de l’évolution des techniques scientifiques) ne permettent donc pas à un enfant de démarrer avec de bonnes bases dans la vie.

Par ailleurs, l’enfant a besoin en grandissant de se repérer dans l’équilibre parental père-mère. L’homoparentalité, c’est faire comme s’il n’existait pas de différences entre les rôles paternels et maternels. Ces rôles existent pour tous les enfants issus de couples hétérosexuels, même lorsqu’ils divorcent.

L’intérêt de l’enfant veut donc qu’il soit le produit d’un homme et d’une femme car ils joueront un rôle lié à leur sexe, indispensable aux repères de l’enfant. Le fait d’avoir un enfant n’est pas un droit et l’enfant ne doit pas, comme tant d’autres choses, être considéré comme un objet de consommation ! L’intérêt de l’enfant doit donc primer sur celui de parents potentiels.

Les études qui viseraient à montrer que les enfants issus de couples homoparentaux se développent normalement ne sont pas forcément fiables : elles sont souvent pratiquées sur de petits échantillons (n’ayant pas de valeur statistique recevable) et ne font pas intervenir de groupes-témoins (il faudrait pour cela comparer 2 enfants identiques tels que des vrais jumeaux élevés l’un dans une famille hétéroparentale, et l’autre homoparentale, pour pouvoir comparer rigoureusement).

L’enfant a besoin de savoir qu’il est issu d’un homme et d’une femme pour être équilibré psychiquement. Il faut différencier l’adoption par les homos (dans laquelle l’enfant sait qu’il vient d’un homme et d’une femme) et la procréation médicalement assistée (dans laquelle l’enfant n’a pas de père).

Comme l’indique Michel Schneider (psychanalyste), « un enfant né dans et par la différence des sexes, peut être ensuite élevé par un couple de même sexe, si on lui laisse la possibilité de se représenter son origine comme née d’un désir d’un homme et d’une femme ». L’homoparentalité par procréation médicalement assistée exclue d’emblée cela.

L’argument selon lequel certains couples hétéros sont plus nocifs que certains couples homos ne tient pas car il laisse entendre qu’il s’agit de retirer les enfants aux hétéros nuisibles et de les donner à des homos. Ce qui n’est pas envisageable. S’il y a déjà des problèmes chez certaines familles hétéros, ce n’est pas une raison pour prendre le risque d’en rajouter en autorisant les familles homoparentales !

Quand bien même on considérerait que les enfants d’homosexuels reçoivent une bonne éducation, on ne peut de toute façon pas négliger le fait que ces enfants soient stigmatisés et sources de moqueries telles qu’elles pourraient entrainer du mal-être chez eux.

Le bien-être des enfants, représentant des générations futures, prime sur celui des adultes. Si les homosexuels sont en manque d’enfants, cela ne se transmettra pas aux générations suivantes. Si les enfants sont en manque de parents des deux sexes, les conséquences pourront perdurer bien plus longtemps si elles sont transmises aux générations suivantes.

Autoriser l’homoparentalité n’est rien d’autre que prendre le risque de bouleverser durablement l’équilibre de nos sociétés.

 

 

Recommander cet article : .

3.5/5 (55 votes)

 

COMMENTAIRES