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VUE SUR LA VIE

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Vivre l’eternite d’un instant ou croire un instant a l’eternite (4/4)

par Jiby (21-05-2008)

Pour échapper à la peur du temps, on peut se réfugier dans l’hédonisme, Carpe Diem (cueillir le jour), vivre avec plaisir au jour le jour et finalement oublier le temps, le nier ! Etant donné que des personnes meurent à tous âges et que notre vie peut s’arrêter à tout instant, il faut en profiter le plus possible.

Selon St-Augustin, il existe trois temps du présent :

- le présent du passé : celui des souvenirs et des regrets, et heureusement notre cerveau se souvient des meilleurs moments et à tendance à embellir les mauvais, c’est un effet psychologique qui le protège.

- le présent du présent : celui que l’hédoniste privilégie, vivre sans penser à l’avenir ou au passé… mais sans oublier que le présent, le temps même d’y penser est déjà passé ! Le temps passe à des vitesses différentes selon les individus et les moments vécus. Habituellement, les bons moments sont courts et les moments ennuyeux paraissent longs. L’hédoniste s’arrange pour ne pas s’ennuyer et raccourcir ainsi le temps. Au fond, il « tue le temps ».

- le présent du futur : celui de l’attente et là encore, par un effet psychologique étroitement lié à l’instinct de (sur)vie, celui de l’espoir.

L’hédoniste, ce bon vivant qui semble apprécier la Vie plus que les autres, n’a finalement pas d’espoir, c’est parce qu’il ne veut pas espérer en vain, qu’il n’espère pas et n’imagine même pas l’avenir.

A l’opposé de l’hédoniste, on peut penser que le vrai bonheur se prépare à l’avance… et si on pousse ce raisonnement à l’extrême, on peut préparer au cours d’une vie, le bonheur de celle qui suivra. C’est sur ce principe que se basent les principales religions, mono ou polythéistes.

L’être humain a parfois besoin de croire que la vie ne s’arrête pas après la mort, mais qu’il y a ensuite une vie éternelle, qu’elle prenne la forme d’une réincarnation ou d’un paradis.

Ainsi, le temps fini toujours par rattraper celui qui ne croit pas en la vie éternelle (en général, les hédonistes n’y croient pas) au moment de la mort, alors qu’il ne rattrape pas celui qui y croit et qui n’arrive même pas à concevoir la mort dans sa « définition définitive ».

On pense souvent « que ferais-je si je devais mourir demain ? » et on pense qu’on prendrait de meilleurs décisions qui nous ferait vivre mieux ce dernier jour. Mais la position opposée peut avoir le même effet « que ferais-je si je devais être immortel ? », on vivrait peut-être mieux car on ne chercherait plus à profiter d’un temps imparti, on ne courrait plus après lui, on ne courrait plus après nos Vies.

 

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2.5/5

 

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