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VUE SUR LA VIE

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Au dela des cinq (4/4)

par Jiby (21-01-2007)

Imaginez tout ce que nous n’aurions pas connu si nous n’avions que 4 sens. Par exemple, si la vue n’était pas apparue au cours de l’évolution, nous n’aurions pas le plaisir de voir les choses. Heureusement pour nous, on connaît la vue. Mais imaginons maintenant que, dans un futur lointain, nos descendants aient une dizaine de sens : ils se diraient sans doute « comme nos ancêtres, ces individus primaires, devaient s’ennuyer, avec leurs 5 sens, le monde devait leur paraître bien fade. Comment pouvaient-ils vivre ? ».

Mais nous n’avons que cinq sens...

Vraiment ? N’existe t-il que cinq sens ?

Le sixième sens dont on parle souvent, ne pourrait-il pas être l’intuition (qui est loin de n’être que féminine), et tout ce qui est rêve prémonitoire, voyance et qui, c’est mon intime conviction, existe bel et bien, même si de nombreux charlatans en profitent .

Et peut-être finalement que l’expérience n’y est pas pour rien dans toutes ces manifestations de l’inconscient. D’ailleurs je suis persuadé qu’il vous est déjà arrivé des trucs de ce genre, même si vous n’osez pas y croire. Et finalement, nos cousins, les animaux sont réputés pour avoir ce fluide intuitif. Ils peuvent prévoir les séismes, par exemple, alors pourquoi pas nous, puisque nous sommes, biologiquement parlant, des animaux ?

Le sixième sens ne pourrait-il pas être la mémoire même, puisque elle aussi nous aide à percevoir ce qui est en dehors de notre âme. La mémoire, bien qu’elle dépende des cinq autres sens, peut être considérée alors comme un sens à elle seule. (Il faut que j’arrête d’écrire le mot sens, si je ne veux pas risquer de faire des contre-sens).

C’est le cerveau qui fait concorder tout ça...et on est bien loin de savoir comment il fonctionne. A ce propos, vous savez que le siège de votre pensée est votre cerveau, puisqu’on vous l’a appris ; Essayez d’imaginer qu’elle vient d’ailleurs : essayez de penser avec le cœur, impossible apparemment, c’est pourtant ce que croyait Aristote. Et quand on se fixe sur une idée, difficile d’en démordre. Pourtant le goût (la langue), la vue (les yeux), l’ouïe (les oreilles), l’odorat (le nez), se situent sur votre tête, au plus près de votre cerveau (il n’y a guère que le touché -la peau- qui est répandu sur tout le corps). Ainsi, on est d’autant plus sûr que c’est le cerveau qui dirige tout ça et il est maintenant impossible de s’imaginer penser avec autre chose. (Je demanderais aux femmes de ne pas faire de commentaires sur cette phrase. Merci)

Le sixième sens ne pourrait-il pas être l’imagination... c’est comme des souvenirs qui s’écrivent au futur ou au conditionnel.

Si nos sens nous permettaient de savoir ce qui existe (car « être, c’est percevoir ou être perçu » comme le disaient de grands philosophes) : Les images de nos rêves, et les musiques que l’on invente, quand existent-elles ? Seulement quand les autres peuvent les entendre ou les voir ? Ou existent-elles déjà lorsqu’elles ne sont encore que dans le cerveau de celui qui les créées avant même qu’il ait eu le temps d’en faire part aux autres ou avant même qu’il en ai pris conscience lui-même : car finalement, pourquoi le fait d’exister n’appartiendrait-il qu’au domaine du physique, du percevable (de la souris que vous tenez dans vos mains par exemple) ? Et pourquoi votre imagination, le monstre aux milles bras que vous avez imaginé, n’existerait-il pas, même si ça doit être ailleurs, dans une autre dimension, dans un autre monde.

Les choses peuvent aussi exister rien que par la pensée car rappelons-nous que c’est aussi elle qui nous déchiffre le monde à travers une grille de lecture. Il ne faut pas considérer le monde comme quelque chose qui est d’une certaine façon, mais il faut considérer le monde seulement comme la représentation que l’on en a. Dés lors, il faut s’arranger pour que notre grille de lecture (variant d’une personne à l’autre, d’un tempérament à l’autre) nous donne l’impression que le monde est merveilleux (c’est ce qu’on appelle l’optimisme), car finalement le monde n’est ni beau, ni moche : il est ce que notre caractère décide !

Quel est-il ce sixième sens ? L’a t-on ou ne l’a t-on pas ?

Le mot sens a donné des mots comme sentiment ou sensation, qu’on utilise pourtant aujourd’hui plus souvent pour désigner autre chose. Cette chose à laquelle les cinq sens primordiaux peuvent participer mais il y a quelque chose de plus fort. Bien plus que des sens… des sentiments.

Quand j’étais plus jeune, vers 14 ans, notre prof d’histoire nous a emmené à Verdun : j’ai fait une expérience là bas, que je n’oublierais sans doute jamais :

Verdun ce n’est pas comme un autre cimetière, on entend des voix, des esprits qui gémissent comme des cris qui viennent pour nous hanter jusqu'à la fin des temps. Quelques larmes qui coulent dans ma mémoire, comme si j’étais responsable de mes ancêtres. Dans un cimetière « classique », les morts le sont sans que d’autres personnes l’ait décidé. Mais, à Verdun, ce sont des morts qui n’auraient pas dû mourir. En fait, c’est comme l’impression qu’ils continuent de vivre et nous chuchotent à l’oreille... s’il y a un lieu traumatisant, c’est bien celui-ci. Mais c’est d’un traumatisme enrichissant.

Ce que j’ai ressenti là-bas, ce n’est pas mes cinq sens primordiaux qui en ont été l’origine ni l’outil. Il y a eu autre chose.

 

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