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Millefaces Axid Flech Vue sur la vie M contre N Neopolis En pleine cible

Profs, petit tour des privileges inexistants

par Jiby (14-08-2006 - mise à jour du 26-08-2014)

PLAN DE L'ARTICLE

De faux privilèges.

Le temps de travail hebdomadaire

Les vacances

Le salaire

Retraites

Quantité de travail

Conditions de travail

Sécurité de l’emploi

Grèves

De véritables inconvénients.

Accès au métier

Frais supplémentaires

Responsabilités

Mutations

Décalage entre l'image du métier et la réalité

Il est des professions pour lesquelles l’image que l’on en a et la réalité présentent un véritable décalage. Il s’agit bien souvent des professions exercées par des fonctionnaires, terme devenu même péjoratif. Les métiers de l’enseignement en sont un bon exemple : voici les uns après les autres les différents arguments employés contre les profs. Voyons la pertinence de chacun d'eux…

De faux privilèges.

Le temps de travail hebdomadaire

« Ils foutent rien de la semaine : 18 heures et basta ! »

Il est estimé entre 39h et 40h selon le ministère de l’éducation nationale: La Direction de la Programmation et du Développement, un organisme du Ministère de l'Éducation Nationale, annonce en 2002 que les profs travaillent en moyenne 39 heures 47 par semaine, sans compter la formation continue et certaines activités régulières. Pour avoir plus de détails: consulter directement les chiffres du ministère.

PAGE INTERNET

Evaluation statistique de l'éducation nationale sur le temps de travail des enseignants du 2nd degré. (par Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Educ. Nat.))

Voilà un document qui chiffre clairement les choses ! (commentaire de Jiby)

 

Il est estimé entre 44h et 45h selon les syndicats : La majeure partie des français travaille 35 heures par semaine. D'après un sondage réalisé par le SNES (Syndicat National des Enseignants du Secondaire) auprès de 654 enseignants, les profs, eux, travaillent en moyenne 44,8 heures par semaine sans compter les heures supplémentaires. A cela s'ajoute 33,7 heures chaque trimestre pour tout ce qui est conseils de classes, préparation d'examens, remplissages de bulletins, etc. Ces 44,8 heures n'ont rien de surprenant puisqu'elles ont été fixées par le décret de 1950, alors qu'à l'époque les autres salariés travaillaient 40 heures avec 3 semaines de congés payés. On a estimé qu'un enseignant mettait 1h30 pour préparer un cours d'1 heure. Il faut donc multiplier les 18 heures de cours par un coefficient 2,5 soit 45 heures. En 60 ans, le temps de travail des salariés a baissé de 25%, sauf pour les enseignants où il est resté le même !

Les vacances

« Ils ne foutent rien de l’année : ils sont toujours en vacances ! »

Pas de 14e mois, pas de 13e mois payés: les professeurs ne sont payés que 12 mois de l’année: Certaines sources indiquent que, suite à un arrangement syndical en 1946, les professeurs seraient en réalité payés sur une base de 10 mois de travail, le salaire étant ensuite réparti sur 12 mois (Ce qui expliquerait que le salaire des enseignants français soit plus faible que ceux de nos voisins). Une décision du conseil d'Etat datant du 26 novembre 2012 indique que les congés payés des professeurs sont de 5 semaines par an. Une petite chose reste à préciser: les professeurs profitent généralement de leurs vacances pour préparer des cours et corriger des copies, ce qui réduit encore la durée de ces congés payés !

Peu de gens seraient prêt à laisser 2 mois de salaires pour avoir 2 mois de vacances mais si c'est votre cas, libre-à-vous de demander un 80% !

Les professeurs ne choisissent pas leur dates de vacances. Ils sont forcément en congés lors des vacances scolaires et donc lorsque les tarifs sont "haute-saison" et lorsque les plages ou les pistes de ski sont bondées !

Le salaire

« C’est une bonne place et ça paye bien !»

Après avoir rappelé que les enseignants ne sont payés que 10 mois sur 12, il est important de préciser qu'en tant que fonctionnaire il leur est interdit d’exercer un emploi susceptible d’apporter un revenu supplémentaire (Article 25 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983).

PAGE INTERNET

Loi portant droits et obligations des fonctionnaires. Loi dite loi Le Pors. (Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983)

Loi qui m'empêche, par exemple, de faire de ce site une petite source de revenu. (commentaire de Jiby)

 

A diplôme équivalent, les enseignants sont les plus mal payés des cadres de catégorie A public et privé confondu. L'enquête de l'express n°2514 (9 au 15 septembre 1999) chiffre bien la différence.

DOCUMENT VISUEL

Tableau présentant les salaires médians de différents cadres. (par L'express n°2514 (9 au 15 septembre 1999))

Le pouvoir d'achat... encore un privilège de prof ! (commentaire de Jiby)

 

DOCUMENT VISUEL

Graphique comparatif des salaires médians de différents cadres. (par Jiby d'après L'express n°2514 (9 au 15 septembre 1999))

 

Pour progresser le professeur (certifié) et la plupart des fonctionnaires n'ont d'autre choix que de se présenter à un concours.

DOCUMENT VISUEL

Tableau présentant les variations de salaire en début, milieu et fin de carrière (par L'express n°2514 (9 au 15 septembre 1999))

 

Par ailleurs, il faut rappeler que les enseignants français sont parmi les professeurs les plus mal payés des pays de l'OCDE. Selon l'OCDE, en Allemagne, le salaire mensuel moyen d'un enseignant certifié de plus de 15 ans de carrière s'élève à 5400 euros. Aux Etats-Unis, le même professeur gagne 4150 euros par mois. En France, il ne touche que 1913 euros, puis 2540 euros (après 20 ans de carrière) pour finir à 3000 euros tout en ayant un nombre d'heures d'enseignement parmi les plus élevés (923 h/an en France, 760 h/an en Allemagne)

PAGE INTERNET

Rapport de l'OCDE sur la rémunération des enseignants. (par OCDE)

 

Retraites

« Qu’ils arrêtent de se plaindre pour les retraites les fonctionnaires : ils partent en retraite à 55 ans, certains avant !»

Les professeurs sont des agents de la fonction publique, certains pourraient confondre avec certaines catégories et penser qu’ils ont la retraite à 55 ans. La retraite des professeurs n’est ni à 55 ans, ni à 60 ans… ! Un enseignant doit avoir côtisé 42 ans, sachant que les profs entrent en moyenne dans le métier à 25 ans, faîtes le calcul !

Quantité de travail

« C'est un boulot tranquille! Qu’ils aillent faire des stages dans des boites privés : ils arrêteront de se plaindre »

Rappel du travail d’un prof :

- assurer les 18 heures devant les élèves.

Témoignage d’un professeur travaillant anciennement dans un labo privé : « 1 heure devant les élèves en vaut bien 2 dans un autre boulot : devant les élèves, on ne peut même pas perdre 1 minute à regarder à la fenêtre les oiseaux qui passent, c’est 1 h intense où on ne peut pas se relâcher » 1h devant les élèves n’est pas 1h derrière un bureau !

- préparation des cours (les concevoir, chercher des documents, exercices correspondants et leur correction, remise à niveau pour le lycée surtout)

- chercher du matériel (Sciences expérimentales) : grenouilles, crabes, etc. en faisant le tour de la ville

- gérer le laboratoire (Sciences expérimentales) : achat matériel en fonction du budget, rangements, partage entre collègues, etc.

- vaisselle (après les Travaux Pratiques)

- correction des copies : (Exemple: SVT en collège = 12 classes de 25 élèves = 300 élèves ; minimum 3 notes en 2 mois et demi soit 1 note par 3 semaines : 300 copies / 3 semaines soit 100 copies par semaine à raison de 5 minutes par copie. SVT en lycée : 5 à 6 classes en moyenne de 30 élèves = 180 élèves… 10 minutes par copie minimum…)

- conception des interrogations /devoirs

- réunions parents / professeurs , réunions diverses le soir (avec les horaires tardives qui vont avec)

- se tenir au courant des nouveautés (pédagogiques et disciplinaires (En SVT, 30 % de ce qui est enseigné en 2nde n’était pas connu il y a 15 ans), orientation des élèves, Etc.

- etc.

Conditions de travail

« Ils ne s’imaginent pas ce que c’est d’avoir un patron à supporter et qui donne des ordres »

Gestion des pressions :

- des supérieurs hiérarchiques (inspecteur qui note la pédagogie ; principal/proviseur qui note administrativement. L’inspecteur et le chef d’établissement ayant souvent des consignes qui s’opposent). Les notes ont une influence sur l’avancement (salaire, carrière) : le salaire au mérite, même mal organisé et peu développé, existe déjà !!!

- des parents (qui prennent l’école pour une société privée dont il seraient les clients) - des élèves (qui s’inspirent de leurs parents et viennent en consommateurs) + mouvements de masse de classe difficiles à contrôler. - des programmes : très chargés et qui doivent être terminés pour qu’il y ait continuité d’une année sur l’autre, ou dans les cas d’examens en fin d’année. - parfois des collègues, qui se croient dans une société privée où le rendement nécessite de mettre tout le monde en concurrence

- de la société et de la mauvaise image que véhicule le métier d’enseignant (gens ne connaissant pas la société alors qu’ils ont toutes les classes sociales devant eux ; fainéants et payés à rien foutre alors qu’ils bossent plus que la moyenne des français ; facile alors qu’ils subissent des pressions de toute part : on leur attribut les échecs de la société ; les défauts d’éducation des parents ; dilapideur de l’argent des « braves gens » qui travaillent pour payer les impôts ; etc…)

Sécurité de l’emploi

« Qu’ils arrêtent de se plaindre, eux au moins ils ont un boulot et ils sont sûrs de l’avoir jusqu’à la retraite »

Peut-on encore croire qu’un professeur entrant dans le métier aujourd’hui pourra encore bénéficier de la sécurité de l’emploi tout au long de sa carrière, alors que quelques années d’un gouvernement libéral suffiront à supprimer le statut même de fonctionnaire ? Les enseignants vacataires (non-titulaires) ne savent jamais à l'avance s'ils seront de nouveau employés l'année suivante.

Il est vrai qu'actuellement, il reste assez difficile de mettre à pied un enseignant de manière définitive mais en général on pousse un enseignant qui pose problème à démissionner.

Grèves

« Toujours en grève ces égoïstes ! en plus ils sont payés quand même »

Les jours de grève ne sont (évidemment) pas payés, ce qui est normal. Mais les jours fériés et les week-ends entourant les jours de grèves ne sont pas payés non plus (ce qui n’est le cas dans aucune autre profession) !!! Les motifs de grève revenant les plus souvent étant les « conditions de travail » : elles englobent certes celles de l’enseignant mais surtout celles des enfants face à eux. Ces conditions de travail ont un poids plus lourd sur l’avenir des élèves que sur le bien-être présent de l’enseignant.

De véritables inconvénients.

Accès au métier

« C’est un métier de fainéants »

Un concours difficile au niveau de qualification élevé qu'un "fainéant" ne pourrait pas atteindre. Le niveau requis pour se présenter au concours est de BAC + 5 (niveau Master). Il faut donc 5 ans d'études post-bac pour passer le concours d'enseignant (CAPES). Le taux de réussite après cette préparation est aux alentours de 20%.

PAGE INTERNET

Résultats aux concours de l'enseignement (par Agreg-Ink)

 

Les études ne préparent pas à l'entrée dans le métier puisqu'il ne s'agit que de connaissances très poussées dans un domaine disciplinaire précis. Il ne s'agit en aucun cas d'étude portant sur la pédagogie ou la psychologie des enfants ou des adolescents. L'enseignement est donc une profession pour laquelle il n'y a PAS de formation. Imaginez vous plonger devant des classes sans n'avoir jamais rien appris sur la façon dont ça fonctionne et sur la façon de transmettre des connaissances.

Pour certains qui estiment qu'être étudiant est facile, je tiens à rappeler qu'être étudiant, c’est travailler sans être payé (30 heures de cours par semaine en sciences) et sans cotiser pour la retraite.

Frais supplémentaires

« Ce sont des fonctionnaires : ils ont pleins d’avantages, notamment financiers : voyage gratuits,… »

Il est déjà impoprtant de rappeler que les enseignants n'ont pas de comité d'entreprise ou de structures équivalentes. Mais seulement des "Actions sociales en faveur des personnels" dont le contenu frôle le ridicule en comparaison de ce qui se pratique dans les grandes entreprises privées.

Il est certes possible de parler des quelques avantages en terme de banque et d'assurance. Mais il est nécessaire de rappeler qu'elles sont essentiellement dues à la CASDEN (Banque coopérative de l'Education Nationale) et à la MAÏF (Mutuelle d'Assurance des Instituteurs de France), des sociétés fondées et gérées par des enseignants. Qui peuvent d'ailleurs trouver leurs équivalents (MMA, MACIF, etc.) et qui s'ouvrent de plus en plus aux salariés non-fonctionnaires.

Il faut, dans ce cas, évoquer le régime de sécurité sociale, qui dépend de la MGEN (Mutuelle Générale de l'Education Nationale) imposée à tous les enseignants sans aucun avantage.

Les frais supplémentaires (non payés par l'employeur) :

- matériel de travail : crayon, cahiers, sacs, manuels élève, manuels prof, livre pour la préparation de cours

- matériel non remboursé par l’établissement : matériel vivant (cuisses de grenouille…) parfois trop peu onéreux pour pouvoir être remboursé par l’établissement.

- temps et essence: de plus en plus de professeurs sont amenés à travailler sur plusieurs établissements parfois éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres et sur la même journée ! La compensation financière n'est pas systématique et la compensation horaire n'existe pas (le parcours entre 2 établissements n'est pas décompté dans le temps de travail)

- déménagements fréquents: il n'est pas rare dans les premières années de carrière de ne pas avoir de poste fixe et d'être amené à déménager d'une année sur l'autre (frais de déplacement des meubles, 1 mois de préavis de loyer à payer, recherche de logement), là encore: sans compensation financière ! J'en profite pour signaler que les logements de fonction n'existent pas pour les enseignants mais sont réservés aux administratifs qui sont responsables de l'établissement 24h/24 et qui payent évidemment le loyer.

Voyages scolaires :

- Ce ne sont pas des vacances pour les professeurs qui ont 24h/24 des dizaines d’élèves lors d’un voyage. Voyez l'état d'un professeur qui revient d'un voyage scolaire !

- Un projet de loi viserait à faire payer aux enseignants leur place pour un voyage scolaire

Responsabilités

« Métier tranquille sans vrais responsabilités, c’est pour ça qu’ils sont pas payés chers»

Responsabilité humaine :

- gestion des élèves en présence de matériel dangereux ou onéreux (notamment en Sciences, en technologie et en sport)

- organisation de sorties scolaires avec toute la responsabilité et les démarches impliquées

- gestion des violences (verbales ou physiques) entre élèves,

- gestion des violences (verbales ou physiques) entre élèves et profs

- gestion des violences (verbales ou physiques) entre parents et élèves (élèves battus, etc…)

- gestion des violences (verbales ou physiques) entre parents et profs.

- gestion des diffamations : accusations pédophilie, violence, grossièreté, mensonges, maladresses… (on ne peut pas toucher un élève même par erreur : chaque geste et mot doit être contrôlé)

- gestion sociale (cas d’élèves violents, élèves violentés, élèves violés, élèves orphelins, élèves enceintes, élèves en difficulté scolaire complexé, élèves dépressifs ou suicidaires, etc.)

- gestion médicale (absence d’infirmière dans un nombre croissant d’établissement)

"On ne compte plus les procès intentés aux enseignants pour avoir une seconde tourné le dos aux élèves en écrivant au tableau,…"

Mutations

« Je connais un prof dans le Sud, il est au soleil toute l’année, c’est la belle vie »

Elles sont calculées en fonction du nombre de points uniquement dus à la situation familiale et géographique :

Points de PACS, de mariage, d’ancienneté dans le métier et d’ancienneté dans le poste occupé. Puis sélection selon l’âge (au bénéfice du plus âgé). Un professeur démarrant dans le métier a toutes les chances d’être affecté dans un poste éloigné de chez lui (Nord de la France et région parisienne) en zone difficile (postes dont personne ne veut). Un professeur originaire de Bordeaux peut attendre 10 ans pour pouvoir retourner dans sa région d’origine !!!

Décalage entre l'image du métier et la réalité

« Quel beau métier toujours en contact avec des enfants, probablement le plus beau métier du monde »

Un jeune qui cherche à se lancer dans le métier, n'a pas forcément conscinece de ce qui l'attend. Il ne sait pas que , comme tous les métiers de fonctionnaires, il faut être assez solide pour faire face à la misère intellectuelle et sociale. Il aura dans sa classe: les futurs criminels, les futurs assassins, les victimes de viols et autres violences, les SDF, les déficients intellectuels, etc.

Le taux de démission, notamment chez les jeunes enseignants, est particulièrement élevé (rapport OCDE) et augmente de plus en plus pour un métier de « planqué ». C'est un métier qui doit faire face à une cruelle perte de sens. Toutes les valeurs véhiculées par l'école sont en permanence contredite par la société consumériste.

Il suffit de se tenir au courant des différentes campagnes pour « susciter des vocations » qui ont lieues régulièrement à la TV, radio… pour comprendre qu’il y a pénurie d’enseignants : difficiles à comprendre si ce métier est si attractif qu’on le dit souvent. Le seul fait d’être en contact avec des enfants fait penser à un grand nombre de personnes que notre métier est enviable. Pourtant les enseignants font une profession qui est des plus touchée par la dépression et le suicide !!!

La consommation d'anxiolytique est la règle dans certains établissements. En ce qui concerne les dépressions, il est intéressant de lire l'article du Figaro de Juin 1999.

DOCUMENT TEXTE

Interview du Dr Lermuzeaux, psychiatre à La Verrière, institut destiné aux enseignants. (par Le Figaro)

« Un climat général d'insécurité »Selon le docteur Lermuzeaux, psychiatre à La Verrière, institut destiné aux enseignants qui craquent, les professeurs sont de plus en plus confrontés à une atmosphère de tension.Un parc immense, des bâtiments de quelques étages, un ...

Par ailleurs, près d'un enseignant sur 5 est au bord du burn-out (épuisement) d'après une enquête réalisée par G.Fotinos et J-M Horenstein, médecins à la mutuelle MGEN (Mutuelle Générale de l'Education Nationale). L'étude, à paraître dans un rapport intitulé "La qualité de vie au travail dans les lycées et collèges. Le burn-out des enseignants", a été réalisée auprès de 2 100 salariés, surtout des enseignants, de 400 lycées et collèges.

En ce qui concerne les suicides, voir l'article de l'Express du 1er avril 1999

DOCUMENT TEXTE

Entretien avec Nicolas Bourgoin, de l'Ined, qui dresse une carte socioprofessionnelle des candidats au suicide (par L'express)

Le travail n'est peut-être pas la clef du bonheur. Mais il semble au moins protéger d'une tentation: le suicide. Selon Nicolas Bourgoin, de l'Institut national d'études démographiques, les courbes du taux de chômage et de la fréquence des suicides présentent ...

et le graphique associé.

DOCUMENT VISUEL

Taux de suicide de quelques professions (par Jiby d'après l'express du 1er avril 1999)

 

Le métier d’enseignant est une vocation. Les professeurs qui s’engagent dans ce métier y mettent toute leur âme, toutes leurs forces avant de tomber dans la désillusion qui les rends moins déterminés et contribue à leur donner une image qui n’était pas la leur au départ.

L’enseignement aujourd’hui va à contre-sens de l’évolution de la société néo-libérale et c’est contre ça que le vrai combat se joue. Les enseignants sont l’un des derniers remparts qui s’opposent à cette société de l’injustice, de l’argent et de l’inhumain.

En dénonçant les enseignants qui restent les rares personnes dont le métier est d’aider des jeunes à réussir leur vie. En les assommant d' arguments qui ne sont qu’idées reçues ou passées, on les empêche de faire leur travail, on joue contre le futur, on s’oppose à l’épanouissement de ses propres enfants.

Les gens qui jalousent ou haïssent les enseignants sont d’anciens « mauvais élèves ». Les enfants qui entendent leurs parents critiquer les personnels d’éducation, deviennent de « mauvais élèves » qu’ils auraient pu ne pas être.

Et finalement, une des dernières idées reçues qui, elle, n’en est pas une : les enfants qui sont des « mauvais élèves » deviennent le plus souvent des adultes dont la situation n’est pas enviable.

Avec cet article, plus que jamais Flech vous invite à ne pas suivre les flèches !

PAGE INTERNET

EN PLEINE CIBLE: Prof ou le plus beau métier du monde ? (par Jiby)

 

 

 

 

 

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